91% de nos compatriotes pensent que cette année sera meilleure que la précédente selon une étude Ipsos de décembre dernier, un vrai tour de force dans le contexte national et mondial. Pour nous, c’est le signe que les Français ne veulent plus entendre parler de crise.
Cette musique dure depuis quarante ans pour ceux qui se souviennent du bout du tunnel ; quant aux plus jeunes, ils sont nés avec. Les plus mobilisés interprètent aussi la crise comme un alibi aux mesures impopulaires.
D’autres enfin y voient une fatalité. Il y a longtemps que la France est le pays développé le plus défiant et le plus pessimiste du monde dès qu’il s’agit d’envisager la situation collective, mais en même temps le plus optimiste lorsqu’on demande aux Français de se prononcer sur leur situation personnelle.
Contact : Yves Bardon
Il existe un paradoxe intéressant dans l'univers du marketing des produits de l'enfant. D'un coté, les enfants de 2011 sont censés ne plus ressembler aux enfants du 20e siècle : nouvelles technologies, familles recomposées autour de l'enfant roi, pré-adolescence précoce... leurs attitudes et leurs comportements auraient changé radicalement. Et de l'autre coté, les clefs de succès pour réussir un lancement auprès des enfants seraient immuables, comme inscrites dans le marbre : licences et mascottes, spots TV et dessins animés, campagne de séduction pour les enfants doublée d'un discours de conviction pour les parents... Et si la réalité des faits était plus complexe ?
Avec Ipsos Flair 2011, nous sommes heureux de vous offrir la sixième édition de notre analyse de la société française.
« 83 % des Français considèrent que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce que pensent les gens comme eux et 57 % que la démocratie ne fonctionne pas très bien ou pas bien du tout en France ».
Parmi d’autres, ces derniers chiffres du Cevipof sont bien dans la logique de l’analyse qu’Ipsos Flair développe depuis 2006.
Consommateurs, citoyens, salariés, usagers, Internautes, etc., un même fil rouge caractérise les Français : la défiance et la distance.
En effet, bien plus que de crise économique, c’est de crise de la relation qu’il faut parler, une crise ancienne qui s’est cristallisée.
De la sortie du tunnel à l’euro, du tournant de la rigueur aux futures hausse des tarifs du gaz et de l’électricité, les Français ne voient pas les résultats promis et se sentent abusés.
Après le désir d’y croire, qui explique notamment le taux de participation élevé à la Présidentielle de 2007, l’envie de transgresser les règles et de jouer perso (la séquence 2009/2010), c’est maintenant à une société sans illusion que les Autorités s’adressent.
Elle l’est d’autant plus qu’avec 75% de connectés et l’illusion de la transparence, le destinataire se croit devenu « extra-lucide » : mieux informé, encore plus critique, toujours plus exigeant, il en veut pour son argent.
Ipsos Flair 2011 vous invite à visiter cet agenda de la rupture et à réfléchir aux stratégies pour recréer, malgré tout, le lien.
Bonne lecture !
Contact : Yves Bardon